Elle nous informe que notre ville a été qualifiée de « mauvaise élève » en matière de stationnement pour les handicapés (le Parisien 20/04/10), du ras-le-bol des habitants de Grand Vaux (le Parisien 27/02/10) exaspérés par « des incendies dans les cages d’escaliers » (le Républicain 11/03/10), du désaveu de notre maire par sa majorité au conseil municipal du 22 mars (le Parisien 02/04/10) et de l’adoption du budget « dans la douleur » (le Parisien 14/04/10), dans un contexte de crise sans précédent.

Le Maire se plaint d’être maltraité par la presse, mais comment pourrait-il en être autrement ? Sans que la qualité des services ne s’améliore, les saviniens vont devoir supporter une hausse vertigineuse de la fiscalité locale. Il y a un an, le Maire se disait pourtant « choquée » de l’augmentation des impôts par d’autres villes et affirmait « qu’une autre politique a été privilégiée à Savigny ». Face à l’opacité du budget 2010 et à l’incapacité du Maire à répondre à nos questions sur l’augmentation des dépenses de fonctionnement, nous demandons un audit détaillé des finances communales, pour que chaque contribuable sache où va l’argent de ses impôts.

Nous avons constaté la division de la majorité municipale. Lorsque se décidait l’avenir des finances communales, douze élus UMP ont désavoué le maire en votant le 22 mars contre le budget, dont ils avaient pourtant approuvé les orientations en février, avant finalement de s’abstenir le 13 avril, lors de l’examen d’un nouveau budget à peine moins désastreux que le premier. Incapable de rassembler ses adjoints et de les convaincre du bien fondé de sa politique budgétaire, le Maire démontre une nouvelle fois sa pratique autoritaire de la démocratie locale.

Madame Spicher se targue d’être une fervente démocrate. Pourtant, au Conseil Municipal, lieu d’exercice du débat démocratique, tout reste à faire ! Plutôt que les débats d’idées, elle préfère les propos méprisants, les réponses hors sujet, les monologues d’autosatisfaction, quand elle n’impose pas le bâillon à ses contradicteurs et à ceux qui refusent la soumission. Au mépris de la loi, elle refuse de nous informer et de débattre sur les dossiers importants de la ville tels que la gestion des maisons de quartier, la restauration scolaire (aucune concertation avec les différentes parties), le conseil municipal des jeunes (dont nous sommes tenus à l’écart, malgré nos demandes), la sécurité aux abords des écoles…

Et que dire de son attitude inacceptable lors des cérémonies du 8 mai, ou, s’affranchissant du protocole, elle a mis à l’écart, le Conseiller général et les adjoints qui osent s’opposer à elle, au mépris de leur mandat d’élu ! Enfin, chacun remarquera que le Maire répond systématiquement à notre article dans le même numéro. C’est contraire à la loi !

Les élus du groupe « Imagine Savigny »