Dans un texte publié sur son site de campagne et intitulé «Salir ses adversaires, quand on a rien à dire», Mme Spicher-Bernier prétend répondre à un article qui lui a déplu du Parisien du 15 février 2014 intitulé « la maire condamnée à verser 3000 euros » et expliquer à ses lecteurs « ce qu’on ne (leur a) pas dit ».

Ce communiqué est un modèle d’outrances et de mensonges qui en dit long sur des méthodes et une conception de la politique avec lesquelles nous entendons rompre définitivement.

Rétablissons la vérité et, à notre tour, expliquons aux électeurs ce que Mme Spicher-Bernier ne leur dit pas.

RAPPEL DES FAITS :

– 6 septembre 2011 : Le tribunal correctionnel d’Evry condamne Mme Spicher-Bernier à une peine de 8 mois d’emprisonnement avec sursis, pour escroquerie et exercice illégal de la profession d’avocat.

– En 2011, Mme Spicher-Bernier dépose dix plaintes avec constitution de partie civile pour diffamation, contre les élus socialistes et apparentés de l’opposition, qui avaient osé évoquer cette condamnation.

– 14 février 2014 : Le tribunal correctionnel de Paris condamne Mme Spicher-Bernier à verser aux conseillers municipaux socialistes et apparentés qu’elle poursuivait la somme de 3000 euros, pour le motif suivant : « Laurence Spicher-Bernier a manifestement agi de mauvaise foi en déposant plainte avec constitution de partie civile »

LES MENSONGES DE LAURENCE SPICHER-BERNIER

• Laurence Spicher-Bernier tente de se placer en victime de la justice et de ses adversaires en essayant de faire croire qu’elle avait passé « un accord » avec les conseillers municipaux qu’elle poursuivait.

MME SPICHER-BERNIER MENT

Ce qu’elle ne vous dit pas, c’est qu’elle a décidé seule de se désister de ses plaintes par peur de perdre et de se faire ridiculiser publiquement. Son avocat a annoncé en audience publique cette décision unilatérale et les conseillers poursuivis ont immédiatement répliqué qu’ils maintenaient leur demande de condamnation de Laurence Spicher Bernier. L’accord dont elle parle n’a jamais existé.

• Laurence Spicher-Bernier écrit que la mise en examen des conseillers municipaux d’opposition signifiait que « la justice a considéré qu’il y avait là matière à poursuivre puisqu’elle les a renvoyés en correctionnelle ».

MME SPICHER-BERNIER MENT À NOUVEAU

Ce qu’elle ne vous dit pas, c’est qu’en matière de diffamation le renvoi devant le tribunal correctionnel est AUTOMATIQUE et OBLIGATOIRE. C’est la loi. C’est ainsi que le tribunal a condamné Laurence Spicher-Bernier et non pas les élus qu’elle poursuivait.

• Laurence Spicher-Bernier affirme que le tribunal n’a pas « estimé infondés les faits reprochés » aux conseillers municipaux qu’elle poursuivait.

MME SPICHER-BERNIER MENT ENCORE

Ce qu’elle ne vous dit pas, c’est ce qui est écrit dans le jugement : « les propos incriminés tenus dans le cadre de l’expression de l’opposition municipale (…) n’excédaient pas les limites autorisées par la loi (…) dès lors que Laurence Spicher Bernier avait effectivement été déclarée coupable par le tribunal correctionnel d’Evry le 6 septembre 2011,(…) ».

C’est pourtant très clair et le tribunal a condamné Mme Spicher-Bernier pour abus de constitution de partie civile, après avoir relevé sa mauvaise foi et l’absence de fondement des poursuites, comme la loi l’y oblige.

• Laurence Spicher-Bernier voudrait faire oublier ses antécédents judiciaires en écrivant que « le dossier privé (…) demeure une affaire privée remontant à plus de 15 ans où l’engagement et la défense syndicale (…) n’ont aucun rapport avec la vie publique où (sic) l’exercice et la compétence de maire ».

Dès le 23 mars prochain, les saviniennes et las saviniens diront s’ils estiment qu’une condamnation à de la prison avec sursis pour escroquerie est une affaire personnelle sans rapport avec l’exercice d’un mandat de Maire…

CETTE DÉCLARATION DE MME SPICHER-BERNIER RÉVÈLE SURTOUT UN SCANDALE :

Ce qu’elle ne vous dit pas, c’est que ses avocats ont été payés par la ville. Puisqu’elle affirme qu’il s’agissait d’une affaire privée, pourquoi ses avocats ont-ils été payés par la ville ? Les contribuables saviniens ont payé pour que Laurence Spicher-Bernier tente d’étouffer sa condamnation pour escroquerie. C’est inacceptable.

Elle doit rembourser à la commune l’argent public qui a servi à payer ses avocats pour régler ses affaires personnelles. Si elle ne le fait pas spontanément, nous lui demanderons de rendre des comptes.

Enfin, expliquant qu’on « racle le fond des poubelles pour faire campagne », que « tout n’est pas permis en politique », , Mme Spicher-Bernier croit devoir ajouter qu’elle et ses amis « ne sombrerons pas dans de tels paroles et comportements qui s’attaquent aux personnes (…) C’est là la différence entre nous ».

AVANT DE DONNER DES LEÇONS DE MORALE, MME SPICHER-BERNIER DEVRAIT BALAYER DEVANT SA PORTE.

Depuis le début de la campagne, en guise de seul argument elle multiplie les propos outranciers et les attaques personnelles sur son site de campagne et sur les réseaux sociaux.

MME SPICHER-BERNIER A PLACÉ TOUTE SEULE SA CAMPAGNE AU NIVEAU DU CANIVEAU.

Nous n’avons pas l’intention de jouer dans la même catégorie qu’elle.

Jean-Claude Leost, Chadia Semdani, Jean-Marc Defrémont, Gisèle Nedjar, Béatrice Bonnaud-Terres.
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